jeudi 18 septembre 2008

Vallée sacrée jusqu´à Machu Picchu

du 13 au 18 septembre

Tout d´abord, BON ANNIVERSAIRE MAMAN ! Je me suis aperçu de la date, 2 h après l´appel à la maison... oups...

Le 13, nous avons visité 4 sites Incas à proximité de Cusco. C´était magique. On a rencontré un guide sur le premier site, et il était tellement bon qu´on lui a demandé de continuer sur les deux suivants. Normalement, ce tour peut se faire en une demi journée de Cusco mais le fait de le faire seul nous a permis de prendre le temps nécéssaire à la compréhension de la multitude d´infos (en espagnol). C´était une exellente entrée dans le monde Inca.
Alors, en fait, il n´y avait qu ´un seul Inca. Dieu vivant, il était accompagné de sacerdotes pour diriger, impulser les croyances et la philosophie au peuple qui s´appelait les Quechuas. Leur organisation sociale me fait penser au communisme car le peuple vivait en communauté, travaillait ensemble, et l´élite dirigeait , étudiait l ´astronomie, l´agriculture, l´architecture. C´était une civilisation très avancée...

Bon, j´arrête là. Difficile de syntétiser la visite de 8 sites archéologiques. Nous allons acheter un livre ( en Français) pour le faire à notre place. Pour ceux que ça intéresse, et ceux qui voudraient éventuellement faire le lien avec la série animée des Mystérieuses cités d´or, nous pourrons vous le prêter.

Le dimanche 14, nous avons visité le site de Pisac avec un jeune guide local avec sa flûte de pan et sa philosophie de vie remarquable.
Le midi, nous mangeons dans ce qu´on pensait être un restau clean à touriste. On reconnaît ce genre de restau à sa carte en anglais, à ses plats Européens (Pizzas par exemple) à sa déco, aux gens qui y sont entrés (Que des Gringos) et à ses prix... Bref on y va et commandons 2 salades et au final nous avons : Des couverts sales, il manque le pain, la mangue dans la salade d´Adeline qui l´a choisie pour ça... Il faut tout demander... Bref : Super nul, pas gentils, trop déçus... ça s´appelle Hostal Pisac, n´y allez pas !
Par contre c´est clair qu ´on est cafi de bonnes adresses...

Le départ de Pisac est inoubliable : Le dimanche c´est jour de marché avec énormément de monde et en plus, le village voisin est en fête annuelle. Donc on se retrouve au carrefour en compagnie d´une foule de péruviens attendant les bus. Il en passe plein. Pour aller à Cusco, c´est bien organisé, il y a une queue et le bus s´arrête au bout, les gens montent semble-t-il calmement, même si on doit pousser à l´épaule pour tasser tout le monde. Un bus de 44 places devait contenir 80 personnes au moins...
Quand ce sont les camions, on monte à l´arrière avec la marchandise. L ´âge des passagers va de 1 ans à 77 ans...
Pour nous, direction Urubamba, c´est l´anarchie totale. La queue n´est pas respectée, les bus s´arrêtent trop tôt, (milieu de queue) et ouvrent leurs portes. Les enfants crient, un papi chute... Nous ne participons pas à ce chantier, on explique un peu en rigolant au policier comment il pourrait faire son métier. Nous ne voulons pas non plus faire les touristes de base avec notre portefeuille bien rempli qui payons des taxis parce qu ´on peut se le permettre.
4 heures plus tard, après des négociations pour ne pas participer à l´inflation des prix des transports nous prenons un combi avec 25 autres passagers... Pour 1 heure de trajet, tranquille...
Record de quantité dans le combi, normalemant, c´est 19.

Arrivés à Urubamba, on trouve un hôtel accueillis par un jeune fou trop drôle. On délire sur les paroles mieleuses de la musique populaire moderne d´ici : La Cumbia. On est en train de faire le best of de ces paroles... Bientôt sur le blog !

Sur le blog aussi bientôt : Les photos des modes de transports, et de la cuisine péruvienne... Patience.

Lundi 15 nous allons au site de Moray, laboratoire agronomique impressionnant des Incas. (je fais comme tout le monde, je raccourci en disant Inca). 3 grands trous circulaires, pour tester les semences dans 3 mileux différents, (tropical, semi tropical et montagneux), très proches les uns des autres. Une fois les conclusions trouvées, ils pouvaient aller apporter les semences et connaissances aux paysans suivant le millieu de vie et de travail. Les pommes de terres étaient donc cultivées en montagne et le maïs en plaine vers la forêt amazonienne.

Ensuite, nous avons traversé sur notre rando du retour une exploitation de sel. C´était magnifique, il y a plus de 4000 puits... Les travailleurs sont en sandales, leur peau doit être dans un état... Le sel vient d´une source naturelle et chaude et était déjà exploité à la période Inca.

Le soir nous partons pour Ollantaytambo

Mardi 16, visite de ruines incroyables avec photos de l´apparition du soleil à différents moments de l´année. Les rayons passent au dessus de la montagne et les pierres touchées projettent des ombres qui complètent une image (pierre + ombre = image) . Bref, incroyable, et vous l ´aurez compris, difficile à expliquer comme ça... Ces phénomènes ont souvent lieu lors du solstice du 21 juin. Ici, c´est le jour le plus court de l´année.

Ah oui, aussi, les sites ou villes ont la forme de leurs dieux. Exemple, Cusco a la forme du Puma ( La tête est le site de Saqsaywamán, les dents sont les murs en zig zag, et les yeux et le nez, 2 tours rondes et une carrée) Les dieux vénérés, outre le soleil et la lune, étaient le serpent, le puma et le condor.

Bon, là, ça part dans tous les sens mais c´est fou ce que c´est riche.

L´aprem, nous prenons le train (honteux) pour Aguas Calientes, ou Machu Picchu pueblo. Honteux le prix (65 $ l´aller-retour et le monopole d´une entreprise qui a bien du graisser la patte du gouvernement pour l´obtenir) Nous passerons la nuit dans cette ville dédiée au tourisme. Je me fait bouffer par les moustiques, et en ce moment même je n´ arrête pas de me gratter...

Mercredi 17 : Machu Picchu

Ce devait se passer comme dans un rêve : Levés 3h45, préparation, rando d´1h30 en montée, arrivée dans les 1ers sur le site, nous pourions aller prendre l´un des 400 tickets pour Wayna Picchu, la montagne juste derrière la citée, et profiter de la matinée moins touristique.

Voila comment ça c´est passé : Levé 3h45, préparation, on sort de la chambre, et il se met à pleuvoir... assez fort. On décide d´attendre 30 min. On sort de l´hôtel finalement à 4h50, on nous propose des ponchos anti pluie, des gens font la queue pour prendre les bus qui vont au site, on décide de quand même le faire à pied. A 5h35, on est au pied de la montée, on mettra plus d´une heure pour la faire, et un peut moins pour se résoudre à l ´idée que nous ne monterons pas sur le Wayna Picchu. En haut, on est en transe, j´essore mon T-shirt, il bruine, il fait du vent, on a froid... Les T-shirts ne vont pas sécher de la journée... Moral en Berne Stéphane... (Stéphane Bern)

2 h d´attente sous un abris de la cité en compagnie d´une chienne que se les gèle sévère aussi. Puis ça se lève enfin, et nous pouvons admirer la fabuleuse cité de notre point de vue. On essaye de se frayer un passage parmis la foule...
Les touristes gachent leurs photos en s´y mettant dessus... A toi, a moi, tous les deux, tous les trois... On doit attendre, et une sous la porte, et une devant la maison, et une en montrant ce qu´il faut voir... Moi je dis vive l´argentique, quand la photo avait un coût, et par la même occasion une valeur...

On rencontre deux français très sympas (Fanny et Armis) qui galèrent avec leur livre du routard comme nous qui galérons avec notre Lonely. Les explications sont dures à suivre et un peu justes... A 11h15 nous arrivons à la billetterie du Wayna Picchu. On demande si on peut passer sans ticket... OUI, des personnes ne se sont pas présentées... TROP BON ! Notre chance revient avec le soleil qui brille maintenent. Mon T- shirt va pouvoir commencer à sécher pendant la montée jusqu´a ce que je le mette car j´ai trop chaud. 400 m + haut c´est une vue imprenable sur le site. Grandiose !

Nous pique-niquons en haut.
Nous prenons un guide à 14h30 avec une famille péruvienne pour partager les frais et pour une visite qui aurait du durer 2h si ils ne se prenaient pas toutes les 10 secondes en photos, allant même jusqu´à interrompre le guide pour qu´il se pousse. Les explications seront pour une autre fois, peut-être. Le guide lutte, mais trouve en nous une écoute intense, yeux et oreilles grandes ouvertes, et oui, toujours pas bilingues les deux touristes !

Nous retournons à pied à Aguas Calientes et arrivons de nuit.

Jeudi 18 : Anniversaire de ma mère, et retour sur Cusco
Rien d´extraordinnaire. Le village de Chincherro est un peu mort. Et pour l´heure les visites de sites historiques ne nous motivent pas trop...
Donc nous achetons 2 billets pour le lendemain direction Puno et le lac Titicaca, lac naviguable le plus haut du monde, 3800 m.
Au revoir Cusco et la magie Inca.


Pour voir toutes les photos
http://picasaweb.google.com/adeantho/Cusco

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