Le lac rose ne l'est pas tout à fait. Est-ce du à sa sur-exploitation ?
En effet, plus de 400 piroguiers voguent sur ses eaux pour récolter du sel. Au prix d'efforts sur-humain, ils arrivent à charger 1,5 tonnes de sel par voyage. Grâce à une pelle à long manche (pelle perpendiculaire au manche), ils creusent les fonds. C'est terriblement dur.
A l'arrivée au bord, ce sont presque exclusivement des femmes qui déchargent les barques, avec de grosses bassines portées sur la tête. Elles parcourent une 20aine de metres pour gagner à chaque voyage 50F CFA (7,5 centimes d'euros). Avec 60 voyages par barque c'est 3000 F de gagné. Les plus courageuses arrivent à décharger 6 barques. Elles sont pieds nus ou en claquettes sur le sol salé. Leur peau doit être dans un de ces états !
Ensuite ce sont des vieux qui mettent en sacs de 25 ou 50 kg. Mais ils ne pèsent pas, car les machines ne tiennent pas dans cet univers si salé. Alors ils remplissent des sac qui pèsent certainement beaucoup plus...
Un homme nous a tout raconté, trop gentil. C'est terrible, car un sac vide coûte 80 F, ce qui parraît énorme, car il gagne 45 F par sac de 25 kg.
Depuis son échec, il retenterait bien de partir en pirogue pour arriver aux canaries, et émigrer vers l'Europe. Parce que là bas, "l'exploitation de l'homme par l'homme raporte quand même plus".
25 F par sac sont prfélevés pour profiter au village, ce qui n'est pas mal à ses yeux.
Vincent et moi avons été invités à entasser les sacs de 50 kg sur un camion (70 kg en fait). 25 tonnes sont à ranger. Les sacs sont mous, très durs à empoigner car le sac en plastique nous taille les mains. Les gants ne durent pas en ces lieux... Les gars sont balèses, ils arrivent à parler et tout nous expliquer en travaillant, et avec le sourire. Deux gars portent sur leur tête les sacs jusque sur la plate-forme du camion. Impressionnant, car ils courent avec le chargement sur la tête !
Quelques heures plus tard, nous doublerons le camion bien chargé en roulant vers Dakar... avec nos 10 pauvres sacs portés laborieusement. 20000 FCFA (30€) à se partager à 7... voilà de l'argent bien gagné. Bravo à eux !
Tout ceci est dément. Surtout que le sel alimente pour parti les pays limitrophes pour la consommation culinaire, mais est aussi exporté pour saler nos chères routes l'hiver. C'est fou non ? Donc, merci à eux si notre économie perdure lors de nos hivers !
A bientôt
En effet, plus de 400 piroguiers voguent sur ses eaux pour récolter du sel. Au prix d'efforts sur-humain, ils arrivent à charger 1,5 tonnes de sel par voyage. Grâce à une pelle à long manche (pelle perpendiculaire au manche), ils creusent les fonds. C'est terriblement dur.
A l'arrivée au bord, ce sont presque exclusivement des femmes qui déchargent les barques, avec de grosses bassines portées sur la tête. Elles parcourent une 20aine de metres pour gagner à chaque voyage 50F CFA (7,5 centimes d'euros). Avec 60 voyages par barque c'est 3000 F de gagné. Les plus courageuses arrivent à décharger 6 barques. Elles sont pieds nus ou en claquettes sur le sol salé. Leur peau doit être dans un de ces états !
Ensuite ce sont des vieux qui mettent en sacs de 25 ou 50 kg. Mais ils ne pèsent pas, car les machines ne tiennent pas dans cet univers si salé. Alors ils remplissent des sac qui pèsent certainement beaucoup plus...
Depuis son échec, il retenterait bien de partir en pirogue pour arriver aux canaries, et émigrer vers l'Europe. Parce que là bas, "l'exploitation de l'homme par l'homme raporte quand même plus".
25 F par sac sont prfélevés pour profiter au village, ce qui n'est pas mal à ses yeux.
Vincent et moi avons été invités à entasser les sacs de 50 kg sur un camion (70 kg en fait). 25 tonnes sont à ranger. Les sacs sont mous, très durs à empoigner car le sac en plastique nous taille les mains. Les gants ne durent pas en ces lieux... Les gars sont balèses, ils arrivent à parler et tout nous expliquer en travaillant, et avec le sourire. Deux gars portent sur leur tête les sacs jusque sur la plate-forme du camion. Impressionnant, car ils courent avec le chargement sur la tête !
Quelques heures plus tard, nous doublerons le camion bien chargé en roulant vers Dakar... avec nos 10 pauvres sacs portés laborieusement. 20000 FCFA (30€) à se partager à 7... voilà de l'argent bien gagné. Bravo à eux !
Tout ceci est dément. Surtout que le sel alimente pour parti les pays limitrophes pour la consommation culinaire, mais est aussi exporté pour saler nos chères routes l'hiver. C'est fou non ? Donc, merci à eux si notre économie perdure lors de nos hivers !
A bientôt
Les photos
L'album précédent a été complété :
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