Après un nouveau passage dans notre féria préféré, on est parti dimanche fin d´après-midi à la montagne, direction le cajon azul.
On s´arrêtera avant finallement car on est parti tard et puis surtout on est bien fatigué de marcher. Ca tombe bien, on la première nuit il s´est mis à flotter, et ça ne s´est pas arrêté de toute la journée du lundi. On s´est mis un challenge : les 24h de la tente ! Petit déj dedans, se rendormir, petite sortie pour régler notre super bâche pare-pluie et creuser des tranchées car on se faisait innonder, partie de belote, repas de midi, sieste, re belote... Finallement on ne tiendra que 18h car à 16h on réalise qu´il y a quand même un refuge à côté et qu´on pourrait tenter d´aller se caler là bas près du feu. Et on a bien fait ! On est resorti de cette cabane qu´à 1h30 du matin, après multiples parties de poker (bien entendu j´ai gagné).
Le vent a fini par chasser la pluie et après avoir manqué de s´envoler on a pu enfin sortir se balader mardi matin.
Très joli, un rio vraiment très bleu, eau limpide et petites passerelles...
Et retour à El Bolson.
Soirée pollo al disco, soit un poulet à la bière cuisiné dans un disque de fer très grand, sur le feu.
Comme une bonne végétarienne j´ai goûté le fameux poulet, spécialité de Fédé, et je dois dire qu´on s´est régalé. 
Mercredi matin on se lève tôt pour être à 8h à la sortie de la ville et tenter le stop direction : Buenos Aires ! On est le 13 et il nous reste 1600 km à parcourir avant de prendre l´avion le 19. On s´y prend donc bien à l´avance.
Fédé nous dépose, j´ai à peine le temps de sortir le pouce que le camion garé 20 m avant s´engage sur la route et le chauffeur me fait des grands signes. Quoi, déja ? "hey chicos, a donde van ?" Ben... je sais pas, Bariloche... Neuquen ? "Je vous emmène à Neuquen!"
Quelle chance ! Neuquen doit être à 600 km, on ne pensait pas avancer autant en 1 jour.
Le mec est sympa, on discute, on dort pas mal aussi sur la couchette juste derrière lui car on est bien crevé... Et puis en discutant on apprend qu´il va jusqu´à Chivilcoy, dans la province de Buenos Aires. Il pense y être le lendemain midi ! C´est pas beau ça ?
Voilà comment on fait Vis ma vie de camionneur sans passer à la télé. 30 heures passées avec ce barjo du camion, 62 ans mais ne veut pas partir à la retraite qui se prend normalement à 55. Le type roule un nombre d´heures d´affilées incroyable. Au début tu flippes qu´il s´endorme mais ça fait 43 ans qu´il roule comme ça alors... Courte nuit de 4 heures dans le semi et Hector nous réveille, frais comme un gardon !


On a fait les visites de différentes stations service, dormi dans le camion, traversé le désert... Et 1500 km plus loin, 30 heures plus tard, Hector nous dépose au terminal de bus de sa ville en nous remerciant pour la compagnie ! Bus qui part 4 minutes plus tard pour Buenos Aires, PERFECTO !
Et voilà, après ce superbe voyage de 33 heures, nous sommes arrivés dans la chaleur écrasante de la capitale. Luis, (avec qui on avait fait 300 km de stop au sud de Salta) nous accueille dans sa maison. Grand luxe, on a notre chambre, la clim, l´ordi dans le salon et les clés pour quand il part bosser. Luis et Anita sont adorables, au petits soins avec nous et on finit ce superbe voyage tranquillement, en bonne compagnie.

Aujourd´hui, asado géant avec toute la famille (pauvre Luis, il faisait 36 degrés !) et parties de Jungle Speed endiablées.
Demain dernier jour pour compléter nos sacs avec du vin et de l´herbe à maté, et mardi on s´envole pour un trajet encore spectaculaire de 27 heures ! (On a 10 heures d´escale à Londres...)Un beso amigos, nos vemos pronto !
Les photos :
http://picasaweb.google.com/Anthonymarre80/ElBolsonBuenosAires
3 commentaires:
Oh la finesse,
Même le titre du blog a changé ! Mais vous n'êtes pas encore partis !
Encore un beau récit, il nous donne envie le Fédé avec son "pollo" (à prononcer poJo sinon personne ne comprendra la bas !)
biz y nos vemos
greg
Salut les amis on vous attend de pieds ferme!!! et merci pour la carte (ça c'est pour faire des jaloux main en même temps je la merite bien car j'ai animer le blog un peu)
ah le poulet basquaise quel delice jajajaja ( je crois d'ailleur qu'on prononce pocho, accentuation qui vient du nord de l'argentine du CHaco et repris par tout le pays aujourd'hui )
vite vite les amis et surtout bonne traverser de l'atlantique !!!
gelou
mais oui poCHo !
aie aie aie, nous ne sommes pas restés assez longtemps au pays du soleil, il faut que l'on y retourne !!
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